David Czekmany explore les mythes à l’hôtel Colbert

David Czekmany expose depuis le 1er août et jusqu’au 30 septembre à l’hôtel Colbert à Châteauroux une œuvre à mi-chemin entre abstrait et figuratif.

David Czekmany expose jusqu’au 30 septembre à l’hôtel Colbert à Châteauroux. Cet artiste peintre participe à de nombreuses expositions dans la région. On peut d’ailleurs également voir quelques-uns de ses tableaux jusqu’au 15 août à la tour médiévale de Neuvy-Saint-Sépulchre, où il vit.
Né en 1975 et passionné par le dessin depuis son plus jeune âge, David Czekmany découvre la peinture à l’université pendant ses études en histoire de l’art. « De nombreux artistes, rencontrés au fil des lectures ou des expositions, influencent mon travail, confie-t-il. Je me place surtout dans la continuité d’artistes de la période moderne (première moitié du XXe siècle), mais aussi dans celle de peintres et de sculpteurs contemporains. » Mais il se dit aussi influencé par des auteurs de BD comme Toppi ou Moébius et de littérature fantastique.
Son travail mêle dessin et peinture : encre, aquarelle, pastels, papiers collés, gouache, le plus souvent sur papier ou carton. « J’emploie ces techniques de manière très spontanée. S’il m’arrive de reprendre des croquis pour des œuvres, en général je dessine directement sur la feuille. Je conçois la création d’un tableau comme un musicien conçoit une mélodie : les différentes couleurs, outils et matières, les lignes et la composition, sont autant de notes sur une portée, à agencer pour trouver équilibre et harmonie. Ces phases de travail sont entrecoupées de longues phases de réflexion et de méditation. »
Au spectateur
de compléter
À ses yeux, un tableau n’est jamais vraiment fini : « C’est au spectateur de le compléter. On ne peut pas séparer cette recherche visuelle d’une recherche de sens : l’œuvre doit véhiculer des sentiments. Cela est rendu possible par un échange entre l’artiste, l’œuvre, et les médiums. Le geste, l’accident, les échecs, les réactions parfois imprévisibles des matières, déterminent autant que les choix de l’artiste le résultat final. »
David Czekmany qualifie lui-même son œuvre de semi-figurative « dans le sens où elle n’est ni purement abstraite, ni purement concrète ». Il ajoute : « Je ne peins pas des éléments visibles directement "dans la nature", mais pourtant ces éléments prennent leur source dans le réel : êtres humains, végétaux, animaux, objets... Ces objets sont rendus abstraits dans le sens où ils deviennent l’incarnation d’une idée, d’un archétype, porteur de toutes les images, symboles mythiques et primordiaux qu’on peut lui rattacher. »
Parmi ses sujets de prédilection, on trouve la question du mythe, des fantasmes et des peurs humaines, « de l’individu pris dans le tourbillon immense de l’univers, qui le dépasse par son immensité et au milieu duquel il n’est qu’une poussière dérisoire et éphémère. »
Selon lui, « l’Homme tente de percer les mystères de l’univers, de s’y trouver une place, de tirer des réflexions sur sa propre condition au milieu des témoignages des civilisations passées : pierres dressées, gravures préhistoriques, temples, mausolées, dieux et personnages monstrueux ».
On retrouve plusieurs motifs et images récurrents dans ses tableaux : abîme, gouffre, animal, fossile, astres, êtres humains... Chacun de ces motifs est porteur d’idées et de symboles.
Une vingtaine de tableaux est rassemblée à l’hôtel Colbert. Le vernissage aura vendredi 11 août à 18 h 30.

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