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« Une dictature passive »

Gilets jaunes

Les Gilets jaunes ne baissent pas la garde, et bloquaient encore hier certains endroits à Bergerac, Thiviers, Montpon-Ménestérol, Eymet, Lalinde, Sarlat, Trélissac, Chancelade... Parmi les manifestants, les motifs de présence sont très divers, et parfois bien loin de la raison initiale.

Débuté samedi, le mouvement des Gilets jaunes s’est poursuivi dimanche, et hier. Sur les points de blocage, les manifestants se montrent très déterminés.
« Est-ce que le gouvernement lâche quelque chose ? Non. Alors nous, nous ne lâcherons pas ».
Installés au rond-point de la route de Ribérac à Chancelade, ils sont une cinquantaine à bloquer tous les accès au giratoire pour laisser passer les véhicules au compte-goutte. Parmi les automobilistes et chauffeurs routiers ainsi arrêtés, aucun mouvement de grogne, plutôt de la sympathie et du soutien, avec des coups de klaxon scandant le rythme du célèbre « Ce n’est qu’un début, continuons le combat ». Jo est boucher et travaille en intérim. Il est mobilisé depuis samedi, et ne semble pas prêt à ren-trer chez lui. « En tant qu’intérimaire, nous avons beaucoup de handicaps au niveau social, que ce soit pour louer, emprunter... Lorsqu’on finit une mission, on touche des indemnités de fin de mission et les congés payés, mais si en plus on nous taxe dessus et sur tout le reste, on ne pourra plus. Si nous ne pouvons plus nous déplacer, nous ne pourrons plus prendre de missions, même si on est déterminé à aller travailler ». Il lui a fallu trois ans d’études pour obtenir son diplôme de boucher, le temps de la formation dans ce métier complexe et très exigeant. « Je devrais être à 1 800 euros, et je ne suis qu’à 1 100. Alors, c’est pour toutes ces injustices, les retraites, etc. à un moment, il faut savoir dire stop ». Un chauffeur routier international, arrivant sur ce barrage, a décidé de montrer son soutien en s’arrêtant une demi-heure. Plus loin, c’est une automobiliste qui offre de la boisson aux Gilets jaunes. L’ambiance est bon enfant, même si parmi ceux qui crient leur colère, certains se trompent de cible, comme cet homme, qui est  présent car il est contre l’augmentation des carburants, mais aussi parce qu’il trouve qu’il y a « trop d’étrangers ». Un autre râle contre les cheminots, dont il apprécierait le soutien quand lui n’a jamais fait preuve de solidarité avec eux lorsqu’ils défendaient le service public, les accusant de bloquer le pays pour défendre leur statut. Alors certes, il y a à boire et à manger, voire à vomir certaines fois, dans ce mouvement, mais il ne faut jamais jeter le bébé avec l’eau du bain. Quelques aigris en profitant pour souffler leur fiel ne peuvent faire oublier ce qui a poussé tous ces citoyens d’ordinaire plutôt tranquilles à sortir de chez eux et à exprimer publiquement et solidairement leur ras-le-bol. « Avec en plus la politique internationale, tout s’envenime » constate Mickaël, 29 ans. « On vit en France une dictature passive. On ne tue pas les gens, on les exploite ». François et Isabelle sont âgés de 59 et 60 ans, et ils étaient venus de Saint-Astier se positionner sur le rond-point de Chancelade. « Au bout de 23 ans d’entreprise, on m’a mis au rebut avec une retraite de handicapé de 500 euros par mois» confie François. « On vivote. Alors la moin-dre augmentation nous plombe ». Isabelle renchérit : « Maintenant, nous ne pouvons plus aider nos enfants et petits-enfants s’ils ont besoin. C’est impossible. Dans le temps, nos parents nous ont aidés, et nous, on ne peut pas. On ne pourra même pas faire Noël pour les petits-enfants ! ». Plus loin, un manifestant grommelle : « On ne va rien lâcher. On résiste aux insultes de Macron et du Premier ministre. Qu’ils remettent l’impôt sur la fortune ». Les Gilets jaunes sont d’autant plus agacés  par la surdité du gouvernement que le Sénat a voté samedi, au plus fort du mouvement, le recul de l’âge de départ à la retraite à 63 ans, ce qui est passé dans un silence médiatique assourdissant, les manifestants tenant le haut de l’affiche. Cette nouvelle attaque contre les travailleurs pourrait alimenter en profondeur le mouvement des Gilets jaunes, qui ont prévu de se retrouver de nouveau ce mardi, puisque visiblement le gouvernement n’a strictement rien entendu de leurs doléances.

GILETS JAUNES DORDOGNE