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Casse ou pas casse, là est la question

Quartier de Bouquet

L’assemblée générale du quartier n° 12 autrement nommé quartier Bouquet devait être paisible. Une ôde à la «Page Urbaine», «Brive en poche», «Brive accélère» et autre «Plan Marshall de la voirie» quand une ombre est venue voiler le tableau...

La réunion se tenait mardi soir à la salle Chadourne devant une salle comble, toute dévolue à prendre connaissance ou réentendre les dispositifs, travaux et projets de la municipalité. Lorsque le temps de la prise de parole des habitants est venu, les choses se sont d’emblée corsées. «Nous souhaitons vous interpeller sur le site MGB qui serait voué à une casse-auto qui descendrait d’Ussac. Nous sommes étonnés d’une telle initiative à moins de 200 mètres du site remarquable des Grottes Bouyssonie. On est dans les vieilles pierres et ça nous va.  Les vieilles voitures moins bien !» est intervenu Maurice Habrias.

nuance...

Visiblement prévenu de l'inquiétude du voisinage, Frédéric Soulier avait préparé ses arguments et «mené [sa] petite enquête». Pas de demande de
permis de construire déposée en mairie a assuré l’élu. Selon ses dires, il ne s’agirait pas d’une casse-auto mais «d’un site de dépollution et recyclage de pièces automobiles». Une nuance que le commun des mortels ignore.
Frédéric Soulier d’éclairer les lanternes en indiquant qu’il existe désormais «un marché émergent autour des pièces automobiles d’occasion». Le maire s’est rangé derrière la loi de transition énergétique du 1er janvier 2017 selon laquelle les garagistes devront obligatoirement proposer des pièces détachées d'occasion à leurs clients.

Le discours s’est voulu réconfortant émaillé d’expressions et de mots ciblés comme «métiers de démonteur», «tri», «recyclage» avant une conclusion tranquillisante : «Je serai à vos côtés si ça peut vous rassurer. La collectivité sera la plus proche possible de cette activité, de ses riverains, de son environnement. Il faudra qu’[elle] passe d’abord sous les fourches caudines de la DREAL et de la collectivité. Je ne sais pas qui va plus vite que la musique». Loin de marquer son indifférence, Frédéric Soulier s’est dit surtout inquiet de la «gestion des flux entrant et sortant». Quant au «bruit, c’est celui d’un garagiste qui démonte, la carcasse part chez le casseur».

Une proche voisine de la friche industrielle s’est ensuite saisie du micro pour faire part de ses inquiétudes et décrire la tonalité de ses premières démarches...  Étonnée de voir le futur propriétaire planter des laurières le long de sa propriété, elle est allée, avec une de ses voisines, à sa rencontre pour le questionner. L’homme les aurait vite menacées d’«envoyer un camp de manouches» si «[elles] lui mettaient des bâtons dans les roues». Selon les informations récoltées par le voisinage, le casseur serait dans l’obligation de trouver un autre terrain pour son activité. La propriétaire de l’actuel souhaitant «récupérer» ses terres. Sollicité par la rédaction, ce dernier ne serait pas joignable avant le 8 mai prochain.
La jeune femme souhaitant connaître quelle type d’activité allait s’installer sous ses fenêtres,  s’est également tournée vers le propriétaire vendeur, celui-là même qui lui a cédé la parcelle sur laquelle elle a construit sa maison en 2012. Celui-ci lui aurait rétorqué dans un grand éclat de rire : «ce n’est plus mon problème».  De quoi adoucir les mœurs...

«Je ne suis pas venue m’installer en ville et payer du foncier comme je paie pour avoir ce type de désagrément» s’insurge la mère de famille qui ne comprend pas, à l’instar des autres riverains, comment une «plateforme de dépollution» puisse obtenir l’accord des autorités pour s’installer en plein cœur d’un quartier d’habitation qui avait déjà subi le «stockage de cartons puants».

banderole éphémère

Le petit collectif de voisins avait préparé une banderole sur laquelle était exprimée leur ferme opposition. À peine déroulée, Frédéric Soulier réprimandait cette action de contestation «Ce n’est ni le lieu, ni le moment !» a-t-il pesté. Le premier édile a réitéré «qu’aucun dossier n’était dans [ses] services. La DREAL portera un avis favorable ou défavorable. La collectivité aura son mot à dire sur l’urbanisation mais elle n’a pas de droit de vie ou de mort sur ces questions». De recommander aux habitants le montage «d’une association loi 1901 pour exprimer [leurs]craintes» et la «vigilance» sur l’utilisation des mots : un site de dépollution automobile est différent d’une casse-auto.
Le porteur de projet devra faire montre de «pédagogie» et d’une bonne dose de diplomatie pour convaincre et chasser ce caillou venu se glisser dans son soulier...

Sabine Parisot