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18:10 Rire
18:06 Merci bien, hein ! Tout le monde en nervous breakdown.
17:59 Bonjour huber
15:46 Ca risque pas de s'arranger avec une uberisation du travail.

« Ce projet n’était pas d’un intérêt public majeur »

Politique

Hasard du calendrier, à l’heure d’une conférence de presse commune SEPANSO 24 et ASVD  chez son Président Philippe d’Eaubonne à La Treille à Castelnaud,  Germinal Peiro de son côté faisait également hier un point presse.
Entre les opposants au projet de déviation et  le Président du CD, le torchon brûle toujours, chacun faisant valoir les arguments que l’autre partie conteste. Pour la SEPANSO représentée par son Président Michel André et l’ASVD,
« le temps est venu de la concertation puisque le projet de contournement de Beynac, in fine, ne se fera pas ». Et d’expliquer, en citant les décisions du Conseil d’Etat du 28/12/2018, du TA de Bordeaux du 9/04/19 et le refus de l’Etat de faire appel, « la justice a dit que ce projet n’était pas d’un intérêt public majeur et depuis la DUP de 2001 le droit à changé…, il ne peut en aucune manière repartir à zéro comme il le laisse entendre ». Et les deux opposant « historiques » précisent (un courrier en ce sens a été envoyé ce mardi à G.Peiro), « il appartient au département de respecter  les décisions de justice, qu’il décide ou non de faire appel du jugement il est dans l’obligation de réaliser la remise en état des lieux ». Et d’ajouter « Le temps de la concertation est venu, il est temps de redonner à la nature ses droits et que s’arrête rapidement une opération coûteuse ». D’ailleurs sur le coût du projet et de la remise en état du site  les deux associations contestent les montants annoncés.
« C’est bien au-delà des 32 millions car le porteur de projet annonce partout que 20 millions d’euros ont été déjà dépensés alors que 50 % des travaux de contournement ont déjà été réalisés ». « Quant au coût de la remise en état, nous avons fait faire une étude très sérieuse par un ingénieur en génie  militaire qui chiffre à 250 000 euros toute l’opération, on est très loin des 17 millions affichés au départ ». SEPANSO et ASVD, qui savent que les travaux de remise en état ne pourront se faire qu’à partir du mois de septembre (à cause des migrateurs),  tiennent à être associées « à la mise en  œuvre de solution adéquates » et demandent « que le département mette en place un comité de suivi ». P. d’Eaubonne et M. André n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer le gaspillage de l’argent public « il faudra qu’il rende des comptes un jour devant la justice. Il est le seul responsable de cet état de fait ». Et pour contrecarrer les annonces du porteur du projet sur le fait que « La France serait en panne avec 5 chantiers arrêtés » et qu’il faudrait prendre des mesures juridiques appropriées, ils sortent une étude du BTP qui annonce en 2019 «71 500 chantiers pour 124 milliards ». La guerre de Beynac n’est pas encore achevée.  
P.P.