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Daniel Guarrigue en "conseil " pour l'après 2020

Municipales

« Je l’avais dit d’emblée, je ne repars pas en 2020 ». Si Daniel Guarrigue aime sa fonction de maire de Bergerac, il va passer à autre chose. Forcément, il va toujours s’agir de politique, on ne se refait pas, et d’ailleurs qui parmi nous couperait son oxygène.

« Je ne cherche pas à me perpétuer ». Si l’encore premier magistrat a deux poulains en tête pour lui succéder en 2020, il se limite à un rôle de « conseil». Le premier est de mettre fin à leur rivalité dans la course à la première place de la liste des héritiers. « Je préfèrerais que Jonathan Prioleaud (NDLR 8e adjoint à la Jeunesse et à la Politique de la Ville), et Adib Benfeddoul (3e adjoint aux finances) partent ensemble... ». Ce serait en effet ballot de réduire l’enjeu d’un collectif à une question d’ego... et de faire, qui sait, le lit d’une possible pétaudière. Mais Daniel Guarrigue est rompu à l’usage des  mots feutrés quand il sait qu’ils vont être répétés bien sûr, et parce qu’il n’affiche pas d’inclination pour les emballements. C’est avec la même mesure qu’il déboulonne une potentielle liste La République en marche. « Je ne sens pas LREM s’implanter à Bergerac, même s’il y a toutefois des gens qui briguent l’investiture ». On n’empêche pas « l’opportunisme », que voulez-vous. Oui, Daniel Guarrigue se revendique haut et fort un « opposant à Emmanuel Macron », précision superfétatoire, sauf à penser qu’elle répond à des relances têtues. Si la constitution d’une liste Rassemblement national (RN) qui est « vraisemblable », se concrétisait, Daniel Guarrigue compte que la tradition soit respectée : les municipales ne sont pas les européennes... et c’est heureux car le RN a scoré autour de 25% au scrutin dernier. 

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Laisser les poulains s’émanciper

« De quoi Bergerac aurait le plus besoin maintenant ? » Si Daniel Guarrigue indique les actions qui lui paraissent prioritaires, il se garde bien de dire comment il s’y prendrait : jouer au khalife alors qu’il ne le sera plus en 2020 empêcherait aux poulains de s’émanciper, de se sentir entièrement libres. «Continuer à le travail engagé sur le centre-ville et débloquer le cas des Nouvelles Galeries, créer des conditions de vie véritable dans le quartier nord, qui manque de lieux de vie et de commerces, résoudre les problèmes que pose l’actuelle gestion des déchets avec un syndicat départemental qui ne fait pas, selon moi, son travail d’information sur les enjeux environnementaux, veiller sur les cours d’eau ».

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Demain ? Objectif Europe !

« Je vais réactiver mon association Les Français pour l’Europe ». Une fois la porte de l’hôtel de Ville refermée derrière lui, Daniel Guarrigue va se plonger dans les débats qui secouent l’Europe, il a quelques arguments à faire valoir sous le coude. Son association, née en 2009, va donc tourner pour un objet qui dépassera l’encouragement à voter. La tenue du G7, accueilli à Biarritz du 24 au 26 août prochain, est l’occasion de lui demander d’exposer les contours de l’Europe dont il rêve. « Si l’Europe veut exister, elle doit s’affirmer comme une grande puissance. Or, aujourd’hui, elle n’a pas les outils pour le faire ». Et de pointer qu’ « on ne dit notamment jamais que l’Europe n’a pas le droit de s’endetter... Oui, sa dettte, c’est donc zéro euro ! ». Qu’on se garde au passage d’opposer le cas de la banque centrale d’investissement, qui, elle, en a le droit : au regard de ses capacités, ce n’est pas sérieux. Donc, les outils financiers, les réglements économiques et les moyens d’assurer sa défense. Surtout quand le Vieux continent doit faire face à un Donald Trump qui, non seulement  n’hésite pas à faire prévaloir les intérêts des Etats-Unis -et qu’importe si c’est aux dépens du reste du monde- mais qui use de leur législation, faite précisément pour les servir. « Que M. Trump ordonne de ne pas commercer avec l’Iran... et l’Europe obéit ». Le Bergeracois juge aussi « très dangereuse » la simplification opérée entre l’ouest et l’est de l’Europe, que l’air du temps se plaît à affronter : « Un côté incarnerait le progrès, et l’autre, le populisme ? », c’est aller vite en besogne. Au lieu « d’exaspérer les tensions » -notamment avec la Hongrie et la Pologne- « il faut dialoguer».Daniel Guarrigue estime que considérer conjointement la Russie comme un repoussoir n’arrange rien pour s’affirmer face aux Etats-Unis. Troisièmement, l’élu s’inquiète de « la domination de l’anglo-américain ». C’est que « derrière une langue, il n’y a pas que les mots, il y a des concepts ». Enfin, Daniel Guarrigue est, à contre-courant, « favorable » à l’entrée des pays des Balkans qui frappent à la porte de l’Europe. « Sinon, quel avenir leur restera-t-il? »

Fabienne Ausserre 

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Un maire malmené ?

Après que le maire de Signes (Var) a été tué en exerçant son pouvoir de police, le Sénat a entrepris de recenser les violences -incivilités et/ou agressions- dont les premiers magistrats ont été victimes, depuis le début de leur mandat. Dimanche, dans le JDD, François Baroin a tiré la sonnette d’alarme, au nom de l’association des maires de France (AMF) qu’il préside : les élus seraient en danger. A Bergerac, Daniel Guarrigue se sent-il malmené ? « Ici, les moments les plus vifs ont lieu pendant les réunions de quartier... et c’est naturel, logique ! ». La « tendance corporatiste » de l’AMF l’irrite.