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22:40 Garder la mémoire pour soutenir notre tête !
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20:10RT : Tulle : bureau Latreille À où a voté François Hollande. Résultats : LREM 88 voix ; RN 65 voix ; PS 59 voix... Derr… https://t.co/mb1zchRGEP
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19:49Châteauroux : L214 alerte sur le poids climatique de la viande -> https://t.co/tOeR7S7USK
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14:10 Toujours, toujours ✌️✌️
14:01 Il est sérieux monsieur le maire
12:43Élections européennes : le taux de participation à midi en Dordogne est de 25,06 % (contre 19,59 % en 2014 et 16,44 % en 2009).

Guy Emery, tailleur de mémoire

Mémoire

A quelques semaines de l’installation d’un nouveau lieu de souvenir à Tulle, qui verra la mise en place de cinq monolithes en ardoise de Travassac, le sculpteur Guy Emery a laissé voir un aperçu de son travail.
Sortir des sentiers battus, pour donner un nouveau sens à la « mémoire ». En se voyant confier par la Mairie de Tulle, la réalisation d’un nouveau lieu de commémoration, Guy Emery, un artiste résidant à Lagraulière, a décidé de se détourner des représentations traditionnelles.
Pas question donc de voir un soldat français, baïonnette au canon, guidé par la liberté, ou une autre allégorie à la gloire des héros combattant pour défendre la mère patrie. «J’ai voulu éviter le piège de la représentation d’un personnage, dans lequel personne ne pourrait se reconnaître. Je me suis davantage concentré sur l’expression d’un sentiment de paix à travers des formes géométriques et symboliques », confie Guy Emery.En quête d’ardoises baroques
Le projet de l’artiste s’articulera autour de stèles de différentes tailles en ardoise de Travassac, la plus grande mesurant 2m50 et pesant plus de deux tonnes. Ces blocs de  pierre dressés feront écho à des personnages en mouvement. « C’est un hommage à la diversité des hommes (et des adolescents) qui se sont réunis et levés pour défendre une idée », explique Guy Emery.
Le sculpteur a ainsi travaillé cette pierre «dure et cassante» dans le but de l’épurer au maximum, tout en lui faisant garder son aspect naturel, comme si elle venait juste d’être extraite d’une montagne. « Je ne voulais pas que l’on puisse voir la trace de l’homme et de ses outils », affirme-t-il.
Au total, Guy Emery aura travaillé plus de dix mois pour façonner les œuvres. Dix mois, sans compter ni les heures passées dans les carrières de Travassac et Allassac pour trouver les meilleurs morceaux, ni celles passées dans son jardin à user les blocs, marteau et burin à la main. « Le temps de préparation fut très long car j’étais à la recherche de pierres baroques, avec des veinages de quartz », confie le sculpteur.
Le prochain lieu du souvenir  s’installera sur la place Martial- Brigouleix, derrière le siège du SCT (Bains-douches). Il sera  composé de cinq monolithes disposés sur un léger dénivelé, et orienté vers la statue monumentale située au sommet du Rocher des Malades. « L’actuel lieu de recueillement est assez difficile d’accès pour les anciens combattants. Avec ce nouvel emplacement, végétalisé et proche des lieux de ramassages scolaires, on espère mieux sensibiliser les jeunes générations à l’importance du devoir de mémoire », confie Yves Juin, élu communiste de la ville de Tulle. Ainsi, les jeunes tullistes pourront lire sur chaque cœur de bronze incrusté dans les blocs en ardoise les mentions «liberté», «égalité», et «amour»,
«amour» et «amour». « On a voulu sortir du triptyque traditionnel que l’on voit partout et qui est un peu redondant. Ici, nous voulons davantage créer un lieu d’harmonie générale », assure l’artiste.
Sortir du conventionnel pour donner à la mémoire un sens abstrait dans la forme, et figuratif de part son orientation, une audace de l’artiste dont seul le temps dira si elle est acceptée des Tullistes.